Friday, October 5, 2012

Voyages.



Je regrette qu'être voyageur ne soit pas un métier.

Car ce serait sans doute le métier le plus beau et le plus enrichissant. Pourtant, chaque voyage, si enrichissant qu'il puisse être, me renvoie toujours à mon point de départ. Chaque médaille a un revers, et le revers du voyage, c'est le retour. Lorsque l'on voyage, qu'importe la vie qu'on laisse derrière soi, on vit la vie présente. Mais quand il s'agit de retourner chez soi, c'est comme une grande claque, un retour à la réalité et à notre condition d'être normal dépendant de la société dans laquelle il vit. Le rêve prend fin, du moins temporairement, car l'unique souhait qui se manifeste alors est de lui redonner vie.



How nice it would be if being a wanderer was a job.

Because it would be the most beautiful and rewarding job. However, each travel, as rewarding as it is, sends me back to the departure point. Every coin has a back side, and the back side of travelling, it is coming back. When you travel, doesn't matter the life you left behind, you live your present life. But when the moment comes to go back home, it's a big slap, a return to the reality at your state of a normal person totally dependent of the society in which you live. The dream is ending, at least temporarily, because the only wish that came to the mind is to ressurect it.



Mon voyage en Turquie début septembre n'a fait qu'accroître mon désir de voyages, mais parallèlement s'est développée la nausée du retour, et le mal-être de rester immobile. Voyager peut-être une chose dangereuse sur le plan psychologique. Si l'on se laisse bercer par l’excitation de la découverte et l'impression de vivre quelque chose de fabuleux, on y perd vite pied car la réalité paraît soudain fade et vide de sens.

J'ai une amie qui m'avait fait parvenir le message d'une organisation recherchant des participants pour un projet à Çubuk, petit ville près d'Ankara. Sans grandes attentes, j'envoi ma candidature un peu par hasard, juste par curiosité. Je n'avais jamais alors littéralement sauter de joie, mais ce fût le cas lorsque j'ai appris, seulement quelques jours après, que j'allais partir.

Ce que j'aime par dessus tout, c'est quand une fois revenue je lis les lignes que j'ai écrites avant le départ, là où je retrace mon itinéraire, mes anticipations, mes doutes... Et que je constate que ça ne colle pas du tout avec ce que j'ai vécu !
Mon itinéraire, par exemple. Deux jours avant mon départ, j'apprenais que mon vol était annulé pour cause de grève. En quelques clics, j'ai réservé un autre vol, annulé mon billet de train, repris un billet de train. Ce coup de stress passé, je pouvais partir sereinement. Seulement, une fois à l'aéroport, le mélo-drame : mon vol était encore une fois annulé. J'ai du faire la queue pendant 1h30 pour expliqué ma situation et être redirigée sur un autre vol qui décollait dans le quart d'heure qui suivait. Second coup de stress, j'enregistre en vitesse mes bagages, me rend à la porte d'embarquement, et me voilà dans l'avion. Au final je constate que j'adore ces imprévus.



My trip to Turkey in the early september increases my desir of travelling, but in parallel grew the nausea of the way back, and the boredom of staying immobile. Travelling might be a dangerous thing on the psychological level. If the excitement of discoveries and the impression to live something fabulous are too strong, reality seems suddenly dull and without any sens.

A friend told me about an organisation which was looking for participants for a project in Çubuk, a small city near Ankara. Without a lot of expectations, I sent my application just by curiosity. I learnt some days after that I was accepted.

What I like the most, it's when I read, after my trip, the lines I've written before my departure, about all my expectations, my fears, my anticipations... Then I notice all is totally wrong and different than what I lived.
My itinerary for example. Two days before my departure, I learnt that my flight was canceled because of the strike. Few minutes after, I booked another flight, canceled my train ticket for buying another one. But when I arrived at the airport, dramatic scene : my flight was canceled, again. I had to wait one hour and a half in the queue to explain my problem, and being redirected on another flight which was leaving in fifteen minutes. So stressful; I go to the check-in, then quickly I walk at the boarding gate, and I'm in the plane. Finally I notice that I like those stressful and unexpected moments.



Mon séjour en soit était vraiment bien. J'étais chargée, avec la vingtaine d'autres participants venus de toute l'Europe, de participer au festival annuel de la ville de Çubuk. Nous avons également fait des visites d'Ankara, des soirées interculturelles, et une femme nous a même conviée chez elle pour nous faire découvrir la magnificence de la cuisine Turque. J'ai même eu le droit de me faire lire mon avenir dans le reste de ma tasse de café.
Le but de ce séjour était de nous sensibiliser d'une part à la culture Turque, mais surtout à l'écologie et l'environnement; nous avons fait des ateliers de discussions sur les fermes organiques, le WWOOFING, et également le processus de fabrication d'une nourriture répandue là-bas : les cornichons !
Aller apprendre à faire des cornichons en Turquie était assez risible quand j'ai lu le projet, mais c'était très intéressant de se rendre dans les fermes bio pour prendre les légumes et les mettre ensuite dans des jars remplies de vinaigre.
J'ai eu l'infortune de ramener deux pots dans ma valise; le jus s'est vidé et en a imprégner tout le contenu ! J'avais un peu honte à l'aéroport et dans le train car ma valise empestait le cornichon fermenté...



My stay in Turkey was very nice. I participated, with 20 other people coming from all over Euorpe, in the annual festival of Çubuk. We also visited Ankara, making intercultural evenings, and a woman hosted us to present the delicious Turkish food. She read my future in my coffee cup.
The aim of this stay was discovering the Turkish culture, but above all, learning more about ecology and environment. We organized discussions about organic farming, WWOOFING, and learning how to make pickles ! It's actually very common to make pickles in Turkey.
That was kind of awkward to announce to people that I'm gonna go to Turkey to make pickles; but it was really interesting to visit biological farms and pick vegetables to put in jars filled with vinegar.
I had the misfortune to take two jars with me; the juice dropped into my suitcase. I was ashamed at the airport and in the train because my suitcase smelled like fermented pickle.



J'attend maintenant ma prochaine destination avec impatience. Et vous, où voulez-vous aller ?



I'm waiting now for my next destination. And you, where do you want to go ?


No comments:

Post a Comment

Thanks for your comment ! Check back if you're looking for a reply.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...